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Le Bulletin du CRM

Publié pour la première fois en juin 1990, Le Bulletin du CRM paraissait deux fois par an. Avec des articles en français et en anglais, il traitait principalement de l’actualité des activités scientifiques du CRM, notamment les programmes thématiques, les conférences de la Chaire Aisenstadt, les prix scientifiques, les Grandes conférences publiques et d’autres informations pertinentes pour les sciences mathématiques.

Le Bulletin du CRM revient dans un nouveau format

À partir de l’automne 2025, Le Bulletin du CRM prendra un nouveau format. Le CRM sollicite des articles qui intéresseront nos membres et nos lecteurs et qui seront publiés sur notre site web.

Veuillez contacter publications@crm.umontreal.ca pour contribuer à de futurs articles en français ou en anglais.

ARTICLES

  • Les ateliers de résolution de problèmes industriels de Montréal

    par Odile Marcotte, organisatrice principale des ARPI de Montréal de 2007 à 2024 (sauf en 2021)

    Dans cet article nous présentons brièvement les ateliers de résolution de problèmes industriels de Montréal (ARPI), qui constituent une tradition ancrée au CRM depuis 2007.

    Lire l’article

    Depuis 2007 le CRM organise des ateliers de résolution de problèmes industriels, aussi appelés « study groups » en Angleterre ou « semaines d’études mathématiques – entreprises et société » en France. Un atelier de résolution de problèmes industriels (ARPI), qui dure en général une semaine, a pour but de réunir des représentants d’institutions (publiques ou privées), des chercheurs universitaires et des étudiants pour qu’ils examinent et résolvent des problèmes concrets en utilisant les sciences mathématiques. Les organisateurs d’un ARPI doivent donc persuader des entreprises ou institutions de proposer des problèmes et ensuite persuader des chercheurs de coordonner les travaux des équipes examinant ces problèmes. Les organisateurs doivent aussi faire de la publicité pour inciter les étudiants des cycles supérieurs à participer à l’atelier. L’atelier commence par une plénière où chaque entreprise ou institution présente son problème et se termine par une autre plénière où chaque équipe présente le travail réalisé pendant la semaine. Entre les deux plénières, les équipes travaillent indépendamment les unes des autres, mais dans certains cas, tous les participants se réunissent à la fin de la deuxième journée (par exemple) pour décrire les progrès réalisés au sein des équipes. Le lecteur trouvera sur la page suivante les descriptions des problèmes et les comptes rendus de tous les ateliers.

    Le modèle des ARPI fut conçu par des mathématiciens de l’Université d’Oxford en Angleterre dans les années 1960, mais ce type d’ateliers a essaimé dans le monde entier, y compris d’autres pays européens (avec par exemple les Pays-Bas, le Portugal et la France), le Canada, le Mexique, l’Australie et la Chine (entre autres pays). Le succès des ARPI montréalais doit beaucoup à la « géographie ». En effet presque tous les chercheurs en sciences mathématiques de Montréal (et même d’autre régions du Québec) sont affiliés à des départements ou centres de recherche situés dans le pavillon André-Aisenstadt de l’Université de Montréal, particulièrement le CRM, le département de mathématiques et statistique, le département d’informatique et de recherche opérationnelle, le GERAD et le CIRRELT, deux centres où des chercheurs appliquent la recherche opérationnelle à des problèmes issus des transports, de la planification énergétique, de l’économie, et d’autres domaines. Cette situation géographique a permis aux organisateurs des ARPI de recruter des coordonnateurs pour les équipes et aussi, quelquefois, de trouver des problèmes à étudier grâce aux contacts entre chercheurs et entreprises.

    L’équipe dirigée par Mike Lindstrom (University of Texas Rio Grande Valley) travaillant sur un problème de Radio-Canada au mois d’août 2023. 

    Au fil du temps la nature des problèmes soumis aux ARPI a changé, même si a priori tout problème susceptible d’être résolu par des méthodes mathématiques peut être inclus dans un atelier. Pendant les premières années, plusieurs problèmes relevaient de la recherche opérationnelle ou des équations différentielles ou aux dérivées partielles. Récemment la statistique et l’intelligence artificielle (au sens large) ont figuré parmi les approches utilisées pour résoudre la plupart des problèmes soumis aux ateliers. Le nombre de problèmes soumis à un atelier montréalais a varié entre 4 et 9 : notre opinion personnelle est que 6 est le nombre idéal de problèmes ! Le financement des ateliers a été assuré par le réseau de centres d’excellence MITACS et son successeur Mprime de 2007 à 2013 et par la Plateforme d’innovation des instituts, un programme du CRSNG, de 2015 à 2017. Depuis 2019, le principal bailleur de fonds des ateliers est l’IVADO, qui permet aussi aux organisateurs des ateliers de trouver des problèmes assez facilement grâce à ses membres industriels. Le CRM remercie chaleureusement tous ces bailleurs de fonds.

    Terminons cet article en disant quelques mots sur les raisons pour lesquelles les ARPI sont très appréciés de leurs participants. Les représentants des entreprises ou institutions sont ravis de rencontrer des experts pour leur exposer leurs problèmes et évaluer les solutions proposées par ceux-ci. Les chercheurs qui coordonnent les équipes ont la possibilité d’utiliser leur expertise pour résoudre des problèmes concrets et de nouer des liens avec des compagnies privées ou publiques. Les étudiants des cycles supérieurs ont un avant-goût du travail qu’ils pourraient être appelés à réaliser une fois qu’ils auront terminé leurs études. Finalement, comme les ARPI attirent des participants de plusieurs pays et même de plusieurs continents, des liens peuvent être tissés entre chercheurs et étudiants qui en d’autres circonstances ne se seraient pas rencontrés pour travailler ensemble.

  • par Emmanuel Royer (Université Clermont-Auvergne et directeur du CRM-CNRS).

    Les 20 et 21 octobre derniers, une délégation du CNRS a visité l’IRL CRM-CNRS. Le directeur de ce laboratoire, Emmanuel Royer, nous présente un résumé de cette visite ainsi qu’une introduction à l’histoire et à la mission du CNRS, et aux opportunités de coopération entre la France et le Québec.

    De gauche à droite: Frédéric Hérau, Andrea Dessen, Suzie Bronner, Emmanuel Royer, Christophe Besse, Franco Saliola et Benoit Durand-Jodoin.

  • par Hélène Guérin (UQAM) et Barbara Schapira (Montpellier).

    Un petit groupe de mathématicien·nes, avec l’aide ponctuelle de nombreuses autres personnes (de France, du Québec et de Suisse) et de la dessinatrice québécoise Romane Charpentier, a réalisé un poster destiné à montrer la variété des recherches mathématiques, ancrées dans le monde réel.

    Cette affiche est à destination des événements pour le grand publique, et un document d’accompagnement a été écrit à destination des collègues qui voudraient utiliser cette affiche pour montrer la diversité et l’importance des recherches en mathématiques.

    Un court résumé, ainsi que l’affiche en haute définition pour impression, sont disponibles ici : https://kits.math.cnrs.fr/node/213

  • Mathematical Foundations of Data Science: What a wild ride!

    Par Simone Brugiapaglia (Concordia) et Tim Hoheisel (McGill).

    Les organisateurs du programme thématique organisé au CRM de mai à juin 2025 reviennent sur leur expérience.
    Félicitations à Simone et Tim pour leur organisation exceptionnelle, qui a fait de ce programme un véritable succès.

  • Par Javad Mashreghi (Université Laval).

    À la mémoire de Paul Koosis, qui a contribué de multiples façons à la communauté mathématique et au CRM, notamment par la publication de livres remarquables dans les publications du CRM.

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